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FFS/Communication sur la stratégie et les perspectives politiques présentée par Aziz Baloul au nom de l’Instance Présidentielle lors de la conférence des élus

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Au FFS c’est la stratégie politique qui détermine la stratégie électorale. Notre militantisme pour une citoyenneté effective, l’Etat de Droit et la démocratie  consiste à utiliser tous les moyens qu’offre l’analyse politique à l’action  politique.

C’est pourquoi la participation aux élections est un choix politique qui s’opère au terme d’une analyse politique.

Notre fondateur et Président Hocine Aït Ahmed a convaincu en 1963  ses camarades de lutte pour l’Indépendance Nationale de créer le FFS comme instrument de lutte contre la confiscation de la politique par le militaire et les divers clanismes régionalistes, conscients ou inconscients, qui s’étaient mis au service d’un projet totalitaire porté par une clique qui aspirait à construire un Pouvoir et non un Etat et des institutions politiques.

Hocine Aït Ahmed l’écrit clairement dans l’Affaire Mecili : La création du FFS visait à doter d’un instrument politique la lutte démocratique du peuple contre l’usurpation du pouvoir. Certains ont mis 50 ANS avant de réaliser l’immense intelligence et sagesse qu’il y avait derrière cette décision.

50 ans avant la débâcle sanglante des « Printemps arabes » et des « révolutions colorées » la création du FFS est venue pour permettre à la lutte démocratique de substituer à la dictature et à ses affrontements sanglants l’instrument de l’auto-organisation politique de la société dans le respect des lois et la régulation organisée des différences de points de vue et des intérêts divers qui la traversent.

C’est sans honte que les tenants du régime osent aujourd’hui prétendre être les garants de la stabilité de l’Algérie ! Alors qu’ils n’ont été qu’une copie de ces régimes dictatoriaux en déroute qui ont cassé les ressorts de leurs sociétés et les ont fragilisées au point d’en faire un terrain perméable à toutes les manipulations !

Seul un peuple souverain politiquement organisé dans le cadre d’un Etat de Droit peut garantir la stabilité et la pérennité de l’Etat et de la société.

 Et c’est une vérité historique de rappeler que le FFS a été crée pour porter cette lutte en faveur de la souveraineté populaire dans le cadre de l’Etat de Droit. Ce qui n’existe pas dans le cadre de ce système de pouvoir et que la 2ème République doit concrétiser.

Alors, nous allons rappeler ce que cette décision signifie aujourd’hui encore :

Tant que nous n’aurons pas concrétisé grâce à la lutte politique et démocratique la reconstruction du consensus national  le passage-pacifique, concerté et ordonné- de la dictature à la démocratie c’est-à-dire le passage à la 2ème République notre participation électorale ne peut en aucun cas déboucher sur une participation au Pouvoir !

Notre participation ne peut et ne doit être que la conquête d’espaces de lutte que nous engageons à mener au nom de la population au sein des assemblées élues.

Car la lutte politique est un instrument de construction de la société aussi sûrement que la dépolitisation est une arme de destruction massive de la société.

50 ans de luttes pour l’instauration de la démocratie et de l’Etat de Droit,

50 ans de luttes pour l’auto-organisation du peuple algérien,

Pour une Algérie libre et heureuse

 Pour le droit d’avoir des droits

Pour le dialogue et la réconciliation,

Pour l’établissement d’un contrat national

Pour la reconstruction du consensus national

nous ont confortés dans la certitude inébranlable des pères fondateurs de la Révolution algérienne puis des fondateurs des luttes démocratiques  que la dépolitisation est une arme de destruction massive des sociétés.

C’est pourquoi la participation aux élections sous ce système de pouvoir, conçu et pensé contre les intérêts du peuple, n’a pas au FFS pour finalité de partager le Pouvoir mais se fixe ouvertement l’ambition de consolider les conquêtes de la lutte politique !

Ceci n’est pas un détail. Ceci signifie que quand nous sollicitons un mandat électoral nous nous engageons à porter la lutte politique dans la gueule du loup !

Quiconque s’engage à mener campagne sous les couleurs du sigle FFS s’engage à continuer avec les instruments que lui confèrent la loi et son mandat populaire à l’intérieur des institutions le combat politique qu’il mène en tant que militant au sein de la société.

 Face à la machine de dépolitisation massive du Pouvoir nous devons garder les idées claires quant à notre mission et à nos engagements politiques.

Depuis son instauration ce système de pouvoir à travaillé contre l’expression politique organisée. S’il fait semblant de concéder aujourd’hui des espaces à cette expression c’est pour au moins deux raisons.

La première de ces raisons est bien sur d’ordre géopolitique : Dans un monde en plein bouleversement la chute des prix du pétrole a bouleversé les calculs autoritaires d’un système fondé sur la rente.

Ce n’est pas seulement la paix sociale que l’aisance financière de la rente permettait d’acheter :

-c’est aussi l’arbitrage entre les clans qui en était facilité

- et c’est aussi l’achat des alliances internationales qui en était facilité.                                                

Ne nous aveuglons pas, ne nous berçons pas d’illusions sur la nature des buts poursuivis par  ce système de pouvoir. Ni sur la portée des clivages qui le traversent.

Pour cerner, derrière la machine de la propagande et le folklore destiné à ridiculiser l’action politique, les visées du pouvoir il faut obligatoirement rappeler les divers stades de sa progression sur les 50 dernières années :

-En 1962 prise du Pouvoir par la force et consolidation totalitaire du pouvoir militaire au terme du coup d’état de 1965

Dans cette phase de la dictature faire de la politique était tout simplement interdit. La politique était un domaine réservé du pouvoir qui définissait la stratégie politique et économique du gouvernement et désignait des représentants au peuple selon le principe de l’allégeance et de la cooptation.

-         Après octobre 1988 et ses victimes par centaines au sein de la jeunesse révoltée, les réformes de Mouloud Hamrouche sont venues opérer ce que Si l’Hocine a appelé « une ouverture par effraction au sein de la dictature »

-         En juin 91 et Janvier 92 le système de pouvoir a instrumentalisé l’extrémisme islamiste et les élites de la cooptation pour arrêter les réformes et faire de la violence un instrument au service de la dépolitisation et de l’abandon des espaces conquis à l’expression

Démocratique. 

Nous ne devons jamais oublier les 200.000 morts ni les milliers de disparus, ni les milliers de cadres de valeur forcés à l’exil lors de cette sinistre période qui a vu l’émergence d’un terrorisme barbare, d’une violence d’Etat sans précédent et, à la faveur d’un recul forcé de l’engagement militant, l’émergence de mercenaires politiques au service de l’agenda du pouvoir.

- L’élection présidentielle de 1999 a montré que toute cette régression et cette violence n’étaient parvenues à vaincre la volonté des algériens à porter haut et fort un pluralisme politique civilisé : La qualité de la campagne électorale qu’ils ont menée et le retrait des 6 candidats ont forcé le régime militaire a dévoiler ouvertement sa cooptation ( et la fraude qui va avec) de celui que le général Lamari a proclamé « Le moins mauvais des candidats. »

- Désarçonné par ce que la campagne électorale de 1999 a révélé le pouvoir va marquer un grand coup avec les violences provoquées en Kabylie lors du Printemps noir de 2001 et ses centaines de victimes.

Notez bien la convergence de ces deux instruments du Pouvoir que sont la violence et les élites cooptées pour venir à bout de la politisation de la société. Les Arouchs ont été un instrument actif de la régression politique voulue par le Pouvoir dans cette région traditionnellement frondeuse.

-         Les années 2000 et jusqu’à aujourd’hui ont consisté à promouvoir politiquement l’argent sale et à lui asservir le fonctionnement institutionnel.

-         Ce n’est pas seulement nous qui le disons c’est le système lui-même qui met en spectacle sa déroute organisationnelle et ses dérives gestionnaires. C’est le système lui-même qui parle du rôle  que joue la ch’kara dans les élections. C’est le système lui-même qui dénonce les diverses interférences des forces de l’Argent dans le fonctionnement institutionnel. Le dernier incident entre le chef du gouvernement et le chef du patronat à l’ouverture d’une conférence est venu illustrer de manière grotesque cette situation.    

Ce bref rappel des divers stades de la dictature du système nous rappelle plusieurs choses :

-         La dictature se déploie en changeant de vitrine et d’instruments :

-         Dictature du parti unique et de l’interdiction de la pratique politique (la cooptation est l’essence même de son fonctionnement)

-         Dictature de la violence et retour  sous une forme déguisée au système de la cooptation

-         Dictature des puissances d’Argent et inféodation des institutions au pouvoir de la Ch’kara.

Aucun de ces divers stades de la dictature ne peut s’accommoder de la libre organisation politique de la société ni de la construction de l’Etat de Droit ni de la souveraineté populaire. Mais aucun de ces divers stades de la dictature n’a pu empêcher l’émergence et l’aggravation de la crise. Aucun ne peut empêcher l’accumulation des frustrations et des colères populaires. Ni le blocage économique et social. Ni la catastrophe gestionnaire que les catastrophes naturelles dévoilent au grand jour.

 Ces semaines de grand froid avec leur cortège de souffrances pour les citoyens sont le véritable bilan du pouvoir : routes coupées, écoles fermées, hôpitaux inondés, populations isolées sans aucune source d’énergie pour se chauffer, commerce totalement désorganisé, spéculation furieuse et prix hors de tout contrôle, barrages et oueds qui débordent ! Voilà le bilan de l’Exécutif ! Voilà le bilan de la majorité Présidentielle !

C’est dans ce contexte que nous allons mener la bataille des élections sans aucune illusion sur les intentions du pouvoir mais avec une vigilance accrue et une grande attention portée aux perspectives politiques qui se dessinent pour notre pays.

Pour le pouvoir la perspective qu’il se trace est simple :

-Arriver à se légitimer à travers un processus électoral tronqué

-Amener l’opposition à le rejoindre dans la gestion de la catastrophe après avoir neutralisé tous les instruments de l’exercice politique et imposé ses choix économiques.

En cas d’échec (prévisible pour tous les observateurs lucides) le Pouvoir pourra à loisir se prévaloir de l’appui de l’opposition et d’un gouvernement d’union nationale de façade pour mener une politique violemment antisociale.

 En cas de débordement populaire le pouvoir laisse, parallèlement, la porte ouverte à une reprise en main autoritaire qui sacrifierait sa vitrine pseudo démocratique en se prévalant encore une fois d’un échec du politique.

Et nous revoici à la case départ : La dépolitisation est une arme de destruction massive de la société.

Toute l’histoire, le programme et les mots d’ordre du FFS nous trace la seule perspective stratégique qui est la notre : Construire la démocratie et l’Etat de droit en redonnant sa dignité et sa place à l’engagement politique au service de la société.

-         Contre les forces de la corruption et du détournement des biens et des droits du peuple à une vie digne nous ne devons en aucun cas douter de nos idées, de nos choix et de la certitude qu’ils finiront par triompher.

-         C’est notre mobilisation, nos convictions, notre détermination à faire triompher la démocratie et les droits du peuple, partagés par des millions de nos compatriotes qui ont forcés le régime à :

-         Passer du parti unique au multipartisme

-         Du média unique au pluralisme médiatique

-         De l’éradication à la réconciliation

-         De la soumission à la ch’kara à la nécessité de la régulation politique

Bien sur à chaque fois, et à chaque étape, le Pouvoir a détourné de leur sens et vidé de leur contenu politique, chacune de nos propositions, mais notre résistance l’a forcé à concéder des espaces à l’expression adverse.

Notre devoir est de faire de chacun des espaces conquis sur la dictature :

-Un instrument effectif au service de la lutte pour la démocratie et de l’Etat de droit

Aussi, c’est avec empressement que nous sommes invités à faire des travaux de nos ateliers une ruche active et foisonnante de propositions concrètes pour assurer tout au long des semaines qui viennent une mobilisation sans failles de tous nos militants et de toutes les ressources du parti pour réunir les conditions d’une véritable vigilance citoyenne, juridique, de mobilisation, de communication, d’observation et d’accompagnement des élus autant que des électeurs dans la bataille électorale qui vient.
Ces propositions seront soumises aux travaux du prochain Conseil National.

Mobilisation et Conscience politique, Vigilance et travail sont les instruments de la victoire de forces de l’Avenir sur les fossoyeurs de l’Espoir, je suis sur que nous saurons nous en inspirer.

Merci.

Commentaires

  1. TIMERIDJINE dit :

    Je vous assure de mon soutien indéfectible pour la concrétisation des idéaux de la démocratie et de la justice pour lesquels Hocine Ait Ahmed et Ali Mecili s’étaient battus jusqu’à leur dernier souffle.
    J’habite en Île de France et me tiens disposé à apporter aide et soutien au FFS lors des échéances éléctorales à venir.

    Mes amitié pour les militants et militantes du FFS.

  2. MUSTAPHA dit :

    une analyse clairvoyante et un discours programme très cancré facile a concrétiser sur un terrain et auprès d’une population complètement dépolitisé par le pouvoir mais avec des militants et des cadres compètants et surtout honnétes car seul le FFS peut tenir tte actuelement au pouvoir en place
    le niveau des membres de la direction du FFS est au top est sans aucun reproche contrairement à celui des élues et de la base en claire le FFS est le contraire du pouvoir algerien. CONTUNUEZ VOUS ETES SUR LA BONNE voix ENCORE PLUS CETTE foix CI

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